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Sommet pour les océans : "On attend des avancées" • FRANCE 24 transcript

FRANCE 24 · @FRANCE24

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et on va retrouver ça y est tout de suite Jean-Pierre Gatuso, bonjour et merci d'être d'être avec nous. Je rappelle que vous êtes directeur de recherche au CNRS, expert en écologie marine et écoésident he surtout de ce rendez-vous qui avait lieu juste avant le le coup d'envoi de ce sommet, le Onean Science Congress. Vous avez entendu les mots du chef de l'État ce matin, Emmanuel Macron, qui a défendu la recherche. C'était important pour vous cette cette prise de parole, cette prise de position. Bien

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et on va retrouver ça y est tout de suite Jean-Pierre Gatuso, bonjour et merci d'être d'être avec nous. Je rappelle que vous êtes directeur de recherche au CNRS, expert en écologie marine et écoésident he surtout de ce rendez-vous qui avait lieu juste avant le le coup d'envoi de ce sommet, le Onean Science Congress. Vous avez entendu les mots du chef de l'État ce matin, Emmanuel Macron, qui a défendu la recherche. C'était important pour vous cette cette prise de parole, cette prise de position.

Bien sûr, c'est très important de que les décisions qui seront prises ou les avancées qui seront faites ici à la conférence des Nations- Unies sur l'océan soit fondé sur la science et d'ailleurs notre congrès s'appelait One Notion Science Congress avec pour sous-titre Science for Action. Nous on les scientifiques, nous sommes là pour transmettre nos connaissances afin qu'elles soient actionnables et qu'elle soit mise en œuvre.

Hin qu'elle soit actionnable et mise en œuvre. Vous partez quand même d'un constat qui est alarmant, qui n'est pas nouveau. Les écosystèmes dysfonctionnent. On voit des populations soit exploser, soit disparaître subitement. Alors, j'imagine que vous faites partie de ceux qui se félicitent d'un tel rendez-vous, d'un tel sommet qui démarre aujourd'hui. Qu'est-ce que vous en attendez concrètement ? On attend des avancées sur les 10 recommandations que j'ai faites hier au chefs d'État et de gouvernement qui concernent en fait tous les instruments multilatéraux qui concernant l'océan.

Si je dois en citer quelques-uns, le la ratification du traité sur la gouvernance de la haute mer, l'application de la convention sur la biodiversité, sur le changement climatique, enfin il y a comme ça de nombreux sujets qui doivent absolument avancer. Mais je voulais revenir sur une chose. Vous avez dit que les choses se dégradent et cetera, c'est vrai, mais il y a aussi des success stories, des choses qui marche bien.

On voit que quand on fait de la bonne gouvernance de l'océan, ici en Méditerranée, par exemple, il y a 15 ou 20 ans, la population de Ton rouge était totalement épuisée et donc on a réglementé la pêche, on a fait les choses qu'il fallait pour la la gouvernance et aujourd'hui on peut pêcher à nouveau le ton rouge de manière durable. Hm. Ce que vous êtes en train de dire finalement, c'est que c'est plus important de mettre en lumière ce qui fonctionne aujourd'hui que euh d'insister sur les sur les risques ?

Pas du tout. Euh je pense qu'il faut qu'on montre en avant les risques, qu'on produise des solutions et parmi ces solutions citer les choses qui marchent. H c'est vrai qu'on a souvent l'impression euh d'une machine qui s'emballe et que rien ni personne ne pourrait arrêter. C'est faux. Ce que vous êtes en train de dire aujourd'hui, c'est que c'est faux. Si on veut, on pourrait on pourrait enrayer la machine. Absolument.

On sait ce qu'il faut faire. Les rapports du GC pour le climat, les les objectifs de la convention sur la diversité biologique sont là. Il faut il faut les mettre en œuvre. C'est pas un problème de connaissance pour beaucoup de sujets. Il y a pas de problème de connaissance. Il y a il y a certains sujets où il y en a beaucoup des incertitudes, mais il y a beaucoup de sujets sur lesquels on a des certitudes et des solutions.

La question c'est de les mettre en œuvre. Et c'est ça qui semble difficile pour le climat, pour la biodiversité. Alors vous parliez de ces traitiers qui pourraient être ratifiés pendant ce ce sommet, le traité sur la la haute mer. A priori, c'est c'est bon. Le chef de l'État l'a annoncé ce matin. C'est pas ce que j'entends. J'ai pas écouté la totalité du discours de monsieur Macron, mais euh il y a que 34 pays qui l'ont ratifié aujourd'hui.

Euh il en faut 60. C'est ce matin le l'envoyé spécial pour l'océan du secrétaire général des Nations-Unies disait qu'il s'attendait à une ratification par 60 pays à la fin de cette année. Ça va être compliqué d'emmener tout le monde. On parle d'une soixantaine de dirigeants, de chefs d'état et de de gouvernements. Il y a quand même un grand absent. Un mot sur l'absence de de Donald Trump. On a commencé par parler de cette hommage appuyé aux scientifiques, à la science, au rôle de la science évidemment crucial.

Donald Trump, il n'est pas là. Ça ça risque pas de poser problème. Alors évidemment ce d'avoir la première puissance maritime absente d'un conférence sur l'océan, c'est pas une bonne nouvelle. Cela dit, on peut avancer sur beaucoup de sujets. La Commission européenne a lancé un pacte la semaine dernière, un pacte sur l'océan. Euh il y a beaucoup de pays d'Asie, y compris la Chine qui essaie de faire des choses bien. Donc le le vide laissé par l'administration Trump, d'abord c'est un vide temporaire hein, il va y avoir d'autres élections dans 3 ans et demi.

On peut espérer que il y ait des personnes qui se préoccupent plus de l'environnement. En tout cas pour la recherche océanographique, mais non, enfin il faut il faut idéalement non mais il faut faire contre mauvaise fortune comme bon. Il faut que d'autres prennent la place des États-Unis et c'est parce que c'est un véritable drame pour l'observation de l'océan de voir j'ai des collègues américains qui ont été licenciés, des collègues de premier plan, 1000 personnes à la noisa, plusieurs à l'agence de protection de l'environnement, d'autres à la NASA.

Enfin, pour la la recherche occeanographique et pour la diplomatie euh de l'océan, c'est une c'est une catastrophe en préparation, mais il faut faire avec. Il faut que les autres pays supplaient à ce manque et en attendant que les choses aillent mieux aux États-Unis. H un symbole que ce sommet ait lieu au bord de la la mer méditerranée. Vous parliez quelques instants de de ce qui est de nouveau possible dans cette mer où le réchauffement est est sans précédent.

Absolument. Je moi je travaille, j'habite Nice d'ailleurs et je travaille à Ville-Franche Surmer à quelques kilomètres d'ici et nous avons mesuré l'année l'année dernière au mois d'août une température de 29,9°. C'est une température tropicale qui était 2°gr à 2°gr au-dessus euh de la moyenne des dernières décennies. C'est une un réchauffement excessivement rapide et qui crée beaucoup de problèmes. Des mortalités massives de gorgonnes, de mollusques, d'équinoderme, enfin de de d'oursins, d'optoil de mer.

H et face à ce constat alarm justement vous vous souhaitez aujourd'hui insister et valoriser la mise en place de de solutions concrètes s'il y avait des des priorités quelles seraient-elles selon vous ? Priorité numéro 1, c'est de se séparer des combustibles fossiles. C'est absolument essentiel. L'occhéan se réchauffe beaucoup trop. Euh ça va ça causé ici dans la la ville de dans dans l'arrière pays de la ville de Nice une catastrophe la tempête Alex il y a quelques années euh parce que le moteur des tempêtes, le moteur des cyclones euh c'est la la chaleur de l'océan parce que cette chaleur fait beaucoup d'humilité qui une fois arrivée dans les montagnes ou sur un continent toute cette humidité tombe de fa dans des précipitations extrêmement intenses.

Donc euh l'appli se séparer progressivement des combustibles fossiles, mettre en œuvre la convention sur la biodiversité qui exige que 30 % de l'océan soit protégé. Ce qui est pas le cas aujourd'hui, on l'a entendu avec vos les intervenants précédents. Que le traité plastique avance, ça fait les négociations patinent. Et puisque vous me parliez de la Méditerranée, ici euh le plastique vraiment prend une ampleur importante parce que la Méditerranée ne s'en change pas beaucoup avec le l'Atlantique et donc il y a une concentration progressive du plastique, des nanoplastiques qui se retrouve dans les poissons, dans les dans les huîtres ou les moules que l'on mange.

Voilà, ce traité plastique, il faut absolument qu' qu'il soit signé et on espère que ça sera là aussi avant la fin d'année. Un mot peut-être sur la la pêche industrielle dont on parle beaucoup. On entendait il y a quelques instants dans le reportage Claire Nouvian figure de la la défense des mes, directrice générale de l'association Bloom. Son son domicile a été attaqué selon elle par des des lobis de la pêche il y a il y a quelques jours.

Elle appelle la France à à s'attaquer frontalement à ce à ce problème de la pêche industrielle et elle comme d'autres d'autres ONG redoutent une coquille vide à l'issue d'un tel sommet. C'est c'est votre cas à vous aussi ou vous préférez être positif ? Bon, moi je veux pas faire du moi je préfère être positif. C'est pour ça qu'on est là. Si on avait aucun espoir, nous serions tous à la plage ou à la montagne. Enfin c'est ça n'a pas de sens de avant même que le le la conférence se passe de dire ben ça va être une coquille vide.

Non, pas du tout. Il faut pousser. Tout le monde a un rôle à jouer. Les scientifiques en fournissant leurs connaissances et en rédigeant nous avons rédigé un manifeste à l'attention des décidents en demandant c'est la première fois d'ailleurs hein. Ça c'est ça c'est un moment important. Les recommandations scientifiques. C'est c'est un vrai un vrai atout. Oui. C'est la première fois que ça se qu'un congrès scientifique est organisé en amont d'une conférence internationale sur l'océan.

Euh donc voilà, il faut la pousser des ONG et que toutes les ONG ont un rôle à jouer. Il faut que le grand public aussi pousse les industries. Enfin tout le monde a un rôle à jouer pour défendre l'océan. Et même si on vit pas à côté d'une mer ou d'un océan, tout le monde bénéficie de l'océan parce que l'océan régule le climat, contribue à la sécurité alimentaire, maintient la biodiversité et fournit une identité culturelle à beaucoup de peuples autour des qui sont qui sur leour des océans.

Vous parlez du grand public, sera peut-être ma dernière question. Quel quel geste possible pour ceux qui nous écoutent ? Aujourd'hui, il y a pas de petit geste quand on parle d'océan. Ben écoutez, oui, euh tous les gestes, on peut contribuer à éviter la pollution de l'océan. Et donc, malheureusement, on voit ici encore sur les plages à Nice, même par des jeunes, on voit qu'il y a un manque d'éducation environnemental, des bouteilles qui traînent, des méga, des papiers de cigarettes, enfin tout ça se retrouve plus ou moins à la mer au bout d'un certain temps et donc c'est vraiment vraiment dommageable.

La aussi les toutes les villes, les régions, les départements ont un rôle à jouer pour favoriser la mobilité douce de manière à réduire notre dépendance sur les cob fossiles. Tout ça, ça a un rôle et et donc voilà, d'utiliser le transport public euh c'est une excellente chose pour la planète. Yeah.

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